Philippe Brosse

Philippe Brosse

Je n’ai jamais pu faire autrement que de peindre tous les jours depuis que j’ai 13 ans.

Je peins des chaises, des fauteuils, des natures mortes, des paysages, des arbres pour trouver la lumière que produit l’alchimie de la couleur et de la peinture.

Je peins pour compenser, pour travailler, pour comprendre, pour célébrer la vie, par urgence, pour être à contretemps, pour ne pas narrer, pour ne pas écrire, pour échapper à l’image, pour survivre dans la société des hommes, pour les rencontrer, pour percer des mystères, pour l’absolu, pour toucher l’autre, pour faire apparaître le tellement  visible de l’invisible.

Je figure, je défigure, je refigure jusqu’à ce que la matière prenne vie, qu’il se passe quelque chose. Je couvre, je recouvre, je creuse non pas pour qu’on voit, mais pour qu’on sente. Je veux que ma  peinture soit une pierre de vie.

A présent, je vis et peins en Normandie dans un village perché entre le bout du haut de la forêt et la mer.